Son origine
Le surimi est né au Japon au XVIIème siècle où il portait le nom de « Kamaboko » , terme japonais signifiant « mode de conservation du
poisson ». Les femmes de marins émiettaient les filets de poissons, qu'elles rinçaient à l'eau douce puis assaisonnaient. Ces filets étaient ensuite modelés dans du
sel avant d'être cuits à la vapeur pour ensuite être consommés tout au long de l'année, hors des périodes de pêche.
Le surimi fut importé en Europe dans les années
1980.
Ce sont les Japonais eux-mêmes qui ont inventé le terme «
Surimi » .
En japonais « poisson haché ». En Europe,
la France est le premier
consommateur de surimi : 62 % des Français en consomment. Il peut se présenter sous diverses formes comme bâtonnet, dé, roulé, médaillon, miette, chunks, découpé en
tranches, ou en forme de corps de crustacé.
Sa fabrication et sa composition
En France, la composition et la transformation du surimi sont définies par la norme AFNOR NF45-068.
Produit « noble », le surimi utilise seulement la chair du poisson, riche en protéines.
La tête, la peau ainsi que les arêtes du poisson sont retirées.
La fabrication du surimi se déroule en 2 étapes:
- ETAPE 1: Fabrication du « surimi base »
Des chalutiers pêchent des poissons blancs dont seule la chair est prélevée. La chair est ensuite finement découpée, lavée
à l´eau douce et pressée pour former une pâte, le « surimi base » qui doit être constitué d'un minimum de 85 % de chair de poisson (norme AFNOR).
Cette pâte va aussitôt être congelée à - 30°C afin d'être conservée, garantissant ainsi une sécurité sanitaire et nutritionnelle optimale,
notamment une forte teneur en protéines de haute valeur biologique.
- ETAPE 2: Mise en œuvre de la recette du « surimi » à terre
Dans un atelier de fabrication, la préparation du surimi suit le déroulement d´une véritable recette de cuisine. En effet, le surimi base est travaillé avec d´autres
ingrédients comme du blanc d´œuf, de la fécule de pomme de terre ou de blé et de l´huile de colza pour obtenir une pâte moelleuse. Des arômes peuvent
être ajoutés selon les marques pour le goût et une touche d'extrait de paprika, épice naturelle, pour la couleur orange.
Cette pâte est étalée en fine couche pour être ensuite passée au four vapeur pendant quelques secondes. Le surimi prend alors plusieurs formes : bâtonnets
(natures ou fourrés), miettes, râpé, chunks, émincés, ...
Ses qualités nutritionnelles
De l´enfant au senior en passant par l´adolescent, le sportif ou la personne soucieuse de son poids, le surimi apporte à chacun ses
qualités nutritionnelles :
- Source de protéines : le surimi apporte tous les acides aminés indispensables. Il peut se consommer en entrée ou en cœur de repas principal au même titre qu'une viande ou
un poisson.
- Source d´Oméga 3 : le surimi est source d'Oméga 3, acide gras essentiel et pauvre en acides gras saturés.